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04.12.2008 Bastille (Paris) - In this craziness...Testing the nikon : DSCN0089Testing the Nikon : Caen - ChateauCyborgs ♥ GallianoCyborgs ♥ Galliano

Via Laugharne, l’extrait d’une interview d’Alan Moore désormais introuvable sur le net - merci archive.org - qui pourrait tout aussi bien trouver sa place dans un guide pour wannabe writers que dans un manuel de développement de soi.

The four magical weapons are the wand, the sword, the cup and the coin.

The coin represents the earthly, material things – the body. Yeah, you’ve got to be materially grounded, you’ve got to understand the material world. You’ve got to understand the urges of the flesh. You’ve got to understand how all of this works on a hard, practical, earthly level. You need your coin.

The sword represents intellect and discrimination, both of which are faculties you need. You need to be able to tell a good idea from a bad idea. Discrimination is the most powerful tool. To have the intellectual discrimination to be able to say: “This idea doesn’t work because of this, this and this, this idea could work if we did this, this and this”. That’s really very useful. Don’t leave home without your sword – your intellect.

The wand is the will. This is the drive – whatever that is – in each individual. It is something above intellect, it’s above emotion, it is the soul, the will, the highest self, the thing that drives high art. High art is nothing to do with the lower personality. It’s not to do with fight and flight, fighting and fucking, eating, surviving – it’s got something higher behind it. That’s what wands are.

If you have all three of these things but don’t have the cup, which is compassion, then no. Yeah, you’ll be incredibly clever, you’ll be incredibly motivated and you’ll be incredibly materially solid, but without the compassion that the cup represents, you’ll also be a monster.

So you’ll need all four of these things, and that is true whether you’re a human being, a magician or a writer. You need to have these things balanced.

On répète après moi. Alan Moore a toujours raison. Et comme Alan Moore ne va jamais sans un peu de ponctuation, il convient d’ajouter… WHORES !
Vous pouvez disposer.

Ecriture

16.06.08

Mais alors jamais vous n’avez le désir de sortir de votre vie, de quitter aussi votre corps, et d’observer le manège depuis une position écartée ? Et puisqu’il faut vivre quand même, ne souhaitez-vous jamais contrôler davantage la situation ? Ne pas seulement répondre et vous adapter aux circonstances du jour, mais soudain détenir les pleins pouvoir, agir à votre guise, mener la danse et pourquoi pas aussi tyranniser un peu les populations ?
C’est donc avec une éponge et une bassine que vous allez maîtriser l’orage que vous sentez gronder en vous ?
Mais êtes-vous décidément si satisfait de ce monde que vous puissiez vous permettre de ne pas écrire ? Puisque, selon certaine légende qui vous trouble, le monde fut créé par le Verbe, n’avez-vous pas envie de dire votre mot vous aussi, enfin ? Et s’il est vrai que ce monde n’existe pour l’homme que tant qu’il le nomme, vos congénères ne finiront-ils pas par vous en vouloir de ne jamais en placer une ? Et votre contribution ? On l’attend toujours ! Vous vous réfugiez dans le mariage, la maladie, la consommation et les embouteillages, est-ce bien glorieux ?
Pourquoi vous pas - Eric Chevillard

Moi non plus je ne sais pas comment font ceux qui n’écrivent pas, ou peu, en dehors des papelards administratifs et des listes de courses. J’aurais l’impression d’exploser. (via)

La gamine était là, accroupie devant la table du salon, ses crayons de couleur étalés en vrac sur des feuilles blanches. Elle regardait le tout d’un air absent, un doigt grattant son nez mutin marquant sa concentration.
On l’appelait la gamine mais elle n’en était plus une. En vérité, elle avait sans doute le même âge que Maureen et moi, mais son apparence était trompeuse. Un visage aux joues rondes, les yeux toujours grands ouverts sur des choses qu’elle semblait être la seule à voir, et un air de sincérité candide même lorsqu’elle nous balançait les pires insanités. Son esprit en revanche était bien celui d’un être de notre espèce. Morcelé. (more…)

« Bon. Et on fait quoi maintenant ? »
Elle a la cigarette moqueuse, l’œil narquois. Je joue avec un stylo la tête basse, fixant la table pour éviter de remarquer son agacement. Si seulement j’avais une moindre idée de réponse.
Une fesse appuyée sur l’accoudoir du fauteuil, elle balance sa jambe d’avant en arrière. Je déteste quand elle fait ça. Elle sait que je déteste quand elle fait ça. Je me concentre comme je peux sur la mine du stylo, mais mes yeux sont aimantés par cette jambe, d’avant en arrière. Elle sait que…
« Maureen…
- Tu réponds oui ?
- Maureen… Ta jambe s’il te plait…
- Oh. »
Elle se laisse tomber dans le fauteuil, croise les jambes par dessus l’accoudoir et me lance un regard noir en croisant les bras.
« Tu n’es qu’un beau parleur en définitive hein… Mais lorsqu’il s’agit de montrer de quoi tu es capable, plus personne…
- Tu sais très bien que c’est plus compliqué que ça…
- Oui. Peut-être. Ou peut-être que tu te cherches des excuses, parce qu’après tout, je suis là maintenant, non ? »
Elle avait raison. Comme d’habitude. Elle a toujours raison. Elle sait que je déteste quand elle a raison. Je me concentrai à nouveau sur le stylo.
« Tout est là, tout ce dont tu as besoin est là… Alors maintenant, on fait quoi ?
- Maintenant, on attend. »

Alors là voyez, je m’étais enfin décidée à mettre sur papier quelques idées de plan pour une petite chose qui me turlupine depuis 6 mois, le truc facile, tss moi aussi je peux le faire.
Et puis j’ai commencé à faire des petites flèches. Pour relier les éléments voyez. Parce que je suis organisée comme fille.
La petite flèche du haut me semblait bien fadasse à côté des autres, donc je l’ai un peu surlignée, mais du coup ce sont les autres qui sont devenues fadasses donc…