Dans la série des inconvénients post-anévrisme en dehors de la perte de temps, des envies de femme enceinte (BRAAAAINS!), des cycles de sommeil à rallonge et de la photosensibilité (Ah non, pas le soleil, je fonds !), il y a la compliquée paresthésie, trouble de la sensibilité, bien souvent localisée (visage et main gauche pour ma part) et aux symptômes plus ou moins gênants suivant la gravité des cas. Et on s’en doute, moi, j’ai pas fait dans la dentelle. Vu que je reste une petite veinarde et que la paresthésie, je lui fais la nique tous les jours, les zones anesthésiées se résorbent lentement mais sûrement, et maintenant je peux presque manger un yaourt sans trop me ridiculiser (Tiens, attends, t’en as encore un peu sur le coin de la gueule).
Là où ça devient franchement agaçant cependant, c’est qu’au niveau musculaire, j’ai l’impression de fonctionner sur courant alternatif et que fatalement… je ne sens plus ma force.
Alors j’en imagine déjà certains se dire “Cool, Ute elle peut plier une barre de fer en deux avec sa main gauche” mais pas du tout. Concrètement, je peux me battre trois heures avec une banane pour essayer de la dépiauter (low battery) pour finir par l’écraser d’un faux mouvement (overheating battery) : *sploch* oops, pas fait exprès. Pareil avec les mandarines, les papiers de bonbons, les boutons de chemise, la guitare de Guitar Hero3 et ses touches que je ne sens pas, les mandales… Autant vous dire qu’en l’état actuel des choses, mieux vaut que vous évitiez un combat de pouces avec moi, au cas où je me mettrais à surchauffer.
Cela étant dit, et maintenant que vous avez bien compris le principe, quelqu’un pourrait-il être assez sympa pour m’ouvrir ma bouteille de pepsi ?

















