Archive Page 2
Les jours…
… se suivent et se ressemblent et me plaisent.
Achevé ce soir la traduction de l’entretien de C.S. Lewis avec ses potes Aldiss et Amis. Mine de, ça m’a comme qui dirait changé la vision que je m’étais faite de Lewis. Je visualise même plutôt bien les tapis de ses appartements du Magdalene College maintenant, ressemblant sans doute un peu aux miens dans notre manoir du bord de mer, sauf que chez lui, il y avait sans doute plus de scotch qu’ici.
Ne me reste plus qu’à relire le tout, fignoler l’ensemble, et piquer mes crises de traductrice névrosée jusqu’à l’envoi final à André pour le prochain tome de Fiction.
De l’esprit
The mind is its own place and in itself, can make a Heaven of Hell, a Hell of Heaven.
Sir John Milton - Paradise Lost.
2006 sera féminin
Entre deux phrases de traduction relues et approuvées, je réfléchis et me dis en moi-même que le copinage d’ovaires, ça a du bon.
Femmes je vous aime. Enfin.
Il était temps je crois.
My random facts
Infected by Audiax…
How does it work?
Write 6 random facts about yourself, and then list the names of 5 people whom you in turn infect.
Bonne résolution pour 2006 #1
Plus je suis diplomate et plus je fais attention à l’ego et la sensibilité d’autrui, plus autrui empiète sur mes arpions pour me casser les burnes.
Moralité, pour 2006, la diplomatie ira se faire foutre.
Joyeux thanksgiving !
Un jour à la fois
Un jour à la fois qu’il disait le gars. Chaque fois qu’il me disait ça, le gars, je le regardais avec des yeux ronds de jument au clair de lune. “Kessim’dit l’ot ?”.
J’ai un trou, là…
“Il y a un trou qui me traverse de part en part”
Médée - Euripide
Jamais je n’aurais pensé… Bon et ce n’était pas dans cette optique là non plus que j’annonçais il y a quelques jours une baisse de fréquence dans les ondes de S.N.M. Ce n’était pas pour avoir la preuve que… Non jamais, et vraiment jamais je n’aurais pensé recevoir autant d’amitié et autant de soutien en si peu de jours, surtout pas juste après m’être fait laminer par les liens du sang.
J’ai une nouvelle passion. Elle s’appelle Poe. Non, je ne parle pas de H.Poe, c’est un garçon, et il est en résine, je vous le rappelle. Et lui, il ne chante pas.
Elle, elle a de l’or dans la voix et de la rage dans ses mots. Et ses mots me parlent encore mieux que n’importe laquelle des thérapies. Faut avouer qu’en plus, c’est moins cher et beaucoup moins chiant de l’écouter elle que de soupirer yeux dans les capitons du canapé pleine fleur du psy.
Si j’avais eu un quelconque don pour le chant, en dehors de celui de brailler dans une cuisine, c’est sans doute avec les mêmes paroles que je me serais défoulée.
Enfin, c’est ce qu’il me semble.
Mais même si mon exutoire à moi reste l’écriture, son album Haunted risque de tourner un moment dans mon tout nouvel iPod, comme musique de fond et musique de tripes. Parce qu’il y a des oeuvres comme celle-ci qui vous défoulent par procuration, sans doute par un bizarre effet d’identification-projection, et que c’est assez rare pour ne pas vulgairement passer à côté.
Ne me reste plus qu’à boucler la boucle en lisant le roman qui dialogue avec Haunted : House of Leaves de Mark Z. Danielewski, le frère de Poe.
Avis aux quichelisteurs fous
Pendant que je faisais le transfert de mon bureau d’étudiante dans ses nouveaux appartements, la wishlist d’amazon a décidé de faire peau neuve, en se parant de quelques couleurs et fonctions ici et là, histoire d’orienter un peu plus les clics de vos généreux bienfaiteurs sur vos addictions du moment.
Me vlà rationnelle maintenant…
… demain, vieille conne aigrie, parions-le.
Chipé chez la belle brune :
***Your Personality Is***
Rational (NT)
Déchaîne-moi Babe
J’ai fini Apologie de la passivité de Karin Bernfeld, le cul par terre, assise sur le plancher de notre futur chez-nous, la pluie battant sur les fenêtres. J’aurais voulu un feu de cheminée pour parfaire le cliché, mais il a fallu faire sans, le conduit étant certainement bouché.
Youpi, bientôt septembre !
Avec la rentrée qui approche, je lis de plus en plus de bilans ici et là. Les bilans de pré-rentrée où j’analysais l’année écoulée dans le plus pur style universitaire, j’ai arrêté quand je suis devenue une vieille conne aigrie, un peu déphasée puisque ni en phase avec un quelconque rythme scolaire, ou universitaire, ou même salarial.
Pourtant en lisant ces quelques bilans, ici et là, je ne peux m’empêcher de penser à ce vieux banc sur lequel je m’asseyais chaque soir, les premiers jours de la rentrée, pour attendre que la révérende mère sorte du boulot. Une habitude qui généra sans doute mes lubies d’observatrice. Se poser, regarder et sentir.
Je pense aussi que je détestais la pluie à l’époque. Et l’automne avec. Et les lundi.
Le truc sympa quand on a continuellement l’esprit en vrac (genre vu qu’on est ici, comme moi voyez), c’est cette constante impression d’être en décalage avec ce et ceux qui nous entourent. Je pourrais emprunter le cliché récurrent propre à bien des mélancolo-dépressifs “Han, personne y’me comprend !” puisqu’il s’y prête plutôt bien et que le cliché des fois, je me le prends bien profond dans les lattes, encore plus quand je ne m’y attends pas. Et croyez-moi, un cliché dans la gueule, ça fait toujours son petit effet.
Mais comme le veut mon vieil adage chéri, là où je passe, le cliché trépasse. Celui-ci ne fera pas exception. Et à coups de marteau-piqueur s’il le faut. Et ensuite, j’essaie de changer de neurone, celui-ci est vraiment trop en vrac pour espérer qu’il soit un jour enfin, en phase. Parce que la dépression, elle fera comme la chirurgie et les rides, elle attendra.*
Vader comme anti-stress naturel
J’étais tombée dernièrement sur un screensaver de l‘épisode 3. Alors forcément, en bonne geek qui se respecte, j’installe le bouzin, et j’oublie.
La suite, on la devine, alors que je faisais tranquillement ma vaisselle, le machin se déclenche, et me voilà pétrifiée devant mes couteaux et fourchettes. Le personnage (pourtant fictif) de Vader est tellement rentré dans l’inconscient humain collectif, que rien que le bruit de sa respiration suffit à générer un réflexe conditionné : *FUIR*
Je revois super bien la scène vu que ça s’est passé il y a à peine quelques heures. Un bouquin de Philip K.Dick dans la main que je m’apprête à ranger pour la énième fois dans mon sac (je suis maniaque, encore plus avec les bouquins. Vous imaginez, vous, une horrible pliure sur une toute nouvelle acquisition ? Pas moi. En plus de ça, j’ai des tocs.), la lettre dans l’autre. Je pose le bouquin, j’ouvre la lettre, encore stressée de ces deux heures passées en ville à pester sur ces putains de normands, trop lents, trop normands. Je manque de râler vertement quand le chéri m’annonce qu’il espère que rien n’est cassé dans la lettre parce que le facteur a été un peu brutal… Et je me pose. Ou plutôt la lettre me pose en me foutant une bonne grosse baffe en pleine gueule.
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