Twitter FTW
Dans son dernier strip Diesel Sweeties, R. Stevens explique ce qui fait l’intérêt de Twitter pour lui :
Working alone in a room all day is so much easier when it seems like someone is next door. The best part? Unlike IM, there’s no rush to reply. Unlike Facebook, there’s no Zombies. You just gotta watch out for Rick Rolls.
J’avoue que pour ma part, il y a encore quelques semaines, la volubilité de mes partenaires sur twitter, ceux qui ont le @ rapide et le direct message acéré, me laissait quelque peu perplexe. J’avais moi-même adopté l’engin pour y lancer quelques Ute-ismes, un lien rapide ou garder un contact respectueux avec mes héros. Et puis l’habitude aidant, je commence à me rallier à l’opinion de R. Stevens.
Que je m’explique. A l’inverse de beaucoup de mes contemporains, internet ne se résumera jamais pour moi à une fenêtre clignotante dans un messenger quelconque. Je suis une sauvage et les gens qui s’ennuient m’ennuient profondément : “Allez Ute, raconte-moi une histoire - KIKOOLOL *smiley épileptique*”.
Les rares fois où je m’ennuie, je me mets à écrire. Ici par exemple.
C’est aussi et sans doute l’un des gros désavantages du blog dit “de vie”. A force d’étaler en long et en large ses petits états d’âmes et grosses épreuves à la vue de tous depuis 6 ans, à force de s’illustrer en snapshots, chacun se pense proche de vous, savoir qui vous êtes sur le bout des ongles et vouloir en emporter un petit morceau au passage. Il est vrai que j’ai des lecteurs fidèles, mais il y a aussi ceux qui vont purement et simplement à la pêche. Au final, on ne se connaît pas vraiment, on a échangé trois mails ou deux mots sur irc, mais on est tout de même super-potes.
Un jour, on fait la bêtise d’ajouter son ID IM dans la page “About” de son site, juste pour faciliter les contacts dans nos domaines de prédilection (sait-on jamais, Maynard pourrait vouloir me contacter “HIIIII *waves*”) et le lendemain on se retrouve avec trois contacts qui veulent nous psychanalyser et deux autres qui s’imaginent qu’on est drôle et dispos 24h/24.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été polie mais ferme, de filtrer les contacts ou même d’être imbuvable de clarté, je finis toujours par délaisser une ID hotmail au profit d’une autre ou à tout simplement bloquer à la volée pour avoir la paix : “Your side, my side !”
Très demandée la Ute ? Pas plus qu’un autre, juste très très sauvage, exclusive et pas très patiente devant les mitraillettes qui vous assassinent de 8 paragraphes en 30 secondes à propos de tout et surtout de rien, quand on ne vous prend pas tout simplement en grippe parce que vous n’avez pas répondu dans la seconde à un “bonjour” super important “Oh Ute, elle est vraiment pas commode hein…”
Cela dit, les goûts les couleurs, ça ne se discute pas, et je ne tape pas - en tout cas pas méchamment - sur ceux qui passent leur journée à discuter avec 42 contacts sur messenger. Ce n’est juste pas ma tasse de thé, un peu comme de voir la révérende mère passer son après-midi pendue au téléphone pour raconter trente fois la même chose me laissait perplexe.
Je vois déjà là certains de mes contacts MSN pâlir “mais… mais… je lui ai pas fait ça moi ?!” et se préparer à me passer à la moulinette la prochaine fois qu’on se retrouvera en ligne. Non et surtout pas de méprise, j’ai effectivement un messenger qui tourne en permanence sur ma machine. Il me sert essentiellement de répondeur, de client IRC (best screensaver ever), et je n’y ai ajouté que ceux que j’estime mes proches, qu’ils fassent partie de la blogosphère ou de ma propre sphère à moi. Des gens civilisés avec qui j’ai un bon feeling (lire : des geeks) et qui utilisent IM comme moi, c’est à dire quand ils ont quelque chose à dire “Oh Ute, y’a un mec à la Nouvelle Star qui chante du Tool !“. Voilà, Wawan, tu peux ranger ce katana, merci.
Cela étant dit, c’est toujours utile et agréable de pouvoir échanger/deviser sur internet même à petites doses. Le problème de MSN restant à mon sens son aspect trop-intime-trop-instantané, Twitter s’impose naturellement à moi comme l’alternative idéale (tout du moins en dehors du box-rotting* sur facebook).
Je n’y chatte pas, convaincue que si je n’ai rien à dire autant fermer ma gueule ; suffit pour ça de voir le nombre de @ que j’ai volontairement ignorés, estimant que je n’avais rien à y répondre. J’y lance deux trois insanités, je suis les flux d’information des sujets qui m’intéressent et je garde le contact avec des gens que j’apprécie mais dont je ne ressens pas le besoin d’inviter dans mon intimité - et bien souvent l’inverse est tout aussi vrai. J’y apprécie la concision dûe à la limitation à 140 caractères, ce qui m’évite le texte de quatre paragraphes sur la mise en plis de la voisine en direct message. Du text messaging à grande échelle qui va droit au but, non-invasif et sans s’embarrasser du superflu.
Encore une fois cependant, pas de méprise, je n’ai pas la prétention de théoriser sur comment faut-il ou ne faut-il pas utiliser Twitter comme cela semble être la mode dans les bébés-blogs qui aiment montrer qu’ils sont deux point zéro.
Je “moi je”, à l’ancienne mode.
Et si vous souhaitez me rajouter dans vos contacts twitter ; tapez http://twitter.com/digitalyn , mais soyez prévenus : “Han, elle est vraiment pas commode Ute…” et en plus, j’y cause en anglais.
*Box-rotting : de box-rotter, allègre pourrissage de boite mail avec quelques fous furieux désoeuvrés.
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Hou lààààààà. Sacré roman ! Tu devais être vachement fatiguée par la lassitude pour écrire tout ça… *nodding*
Ok je sors ^_^
un peu :)