Define normal ?
Premier rendez-vous de contrôle avec mon futur-ex neurochirurgien aujourd’hui. Futur-ex parce que lui et moi, voyez, je doute fort que l’on reste pôtes longtemps. Que je m’explique.
30 août 2007, bla bla, vous connaissez l’histoire, un certain professeur en neurochirurgie embolise ma grosse veine et y pose un joli noeud-pap… euuh clip pour sceller le tout. Puis le professeur, très demandé, change de secteur. La vie, l’amour les vaches tout ça. On colle donc mon dossier dans les pattes de son remplaçant, et moi pendant ce temps je bulle mon héparine dans ma jolie chambre verte, ne captant pas grand-chose à la vie, l’amour les vaches tout ça. Son remplaçant, mon futur-ex neurochirurgien donc si vous suivez bien, est en gros chargé de suivre l’évolution de l’embolisation de manière ponctuelle, mais aussi et bien évidemment, à long terme.
Lors de mon séjour déjà, malgré mon nuage chimique, j’avais pu remarquer qu’il brillait par son absence. Mais ce premier rendez-vous de contrôle confirme ce que je commençais à penser : autant les infirmières s’illustrent par leur abnégation, autant les grands pontes se font froids et distants. J’arrive la bouche en coeur et mes scans cérébraux sous le bras (*page de pub* bientôt sur S.N.M. le neurone enfin pris en photo ! */page de pub*), m’installe en face de lui avec mille questions à lui poser, questions auxquelles ma généraliste ne pouvait répondre et qu’elle m’avait conseillé de garder pour cette entrevue. Il regarde rapidement les scans, déduit que tout lui semble normal (AHAHAH VOYEZ ! JE SUIS NORMALE ! Pardon, l’émotion, tout ça…), me demande si je suis migraineuse et n’écoute pas ma réponse, pour enfin me couper tout aussi brutalement la parole lorsque j’ose un “je dois vous pourrir de questions” “oui mais faîtes vite”, et de regarder sa montre.
Loin de moi l’idée de vouloir lui bouffer son temps. Encore plus loin de moi l’idée de lui apprendre son métier. Mais j’en ressors avec les mêmes questions, la certitude qu’il y a eu un léger foutage de gueule, et la conclusion sur laquelle il m’a invitée à prendre congé “c’est vasculaire, et si vous avez d’autres questions n’hésitez pas à consulter votre généraliste.” Et le tout, sans nouvelle prescription d’opium.
Je ris.
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Ne pourrais-tu pas te faire conseiller un bon neurochir près de chez toi, et y faire transférer ton dossier et le suivi ??
Je ne sais pas quel médoc se cache sous ton appellation “opium”, mais gaffe au problème de manque si tu arrêtes le traitement brutalement, sans sevrage. Perso, j’y ai eu droit alors que mon généraliste m’assurait qu’avec le faible dosage dont j’avais bénéficié, je ne risquais absolument rien. Raté, j’ai enchaîné 3 nuits absolument blanches, sans même pouvoir rester tranquillement à regarder le plafond. Obligé de passer ces heures nocturnes à marcher interminablement dans les couloirs vides et glacials de la clinique.
Topalgic => Tramadol Opium si je ne me gourre pas. J’ai déjà commencé à réduire en fait. Mais oui, ça va me manquer.
Arf. Ca me tue, les gens malpolis comme ça, encore plus lorsque ce sont des médecins. Tu aurais dû t’excuser de ne pas avoir claqué dans les mains de son prédécesseur, ça lui aurait fait moins de boulot à ce pauvre monsieur. Putain mais quand tu choisis ce genre de boulot, c’est pour être auprès des gens, au contact ! Y a pas que les généralistes dans la vie des patients.
Sinon : YAY :D :D pour la bonne nouvelle quand même ! *hugs*
Ouch, tu devrais effectivement en changer. Je ne sais pas en neuro mais en oncologie les visites de contrôle durent au moins une demie heure (plus ou moins selon les questions et les besoins) C’est inadmissible qu’il ne prenne pas le temps de répondre à tes questions. Même si tout va très bien (youpiiiii), il est aussi là pour te répondre, c’est aussi cela son job! Grrrrr, que je n’aime pas ces toubibs gnoufs! (Oui, pour le Tolpagic il faut faire un sevrage lent, sinon arghhhh)
“Putain mais quand tu choisis ce genre de boulot, c’est pour être auprès des gens, au contact !”
Je me souviens qu’en début de première année de psychomotricité, on avait eu un cours assez générale sur, bah tiens, la vie l’amour les vaches justement, plus précisément ce qu’était la psychomotricité, le domaine de la santé, le soin, et toutes ces sortes de choses. Et on nous avait présenté les résultats d’un sondage réalisé auprès d’étudiants en médecine, sur le thème de “pouquoi avez-vous choisi ce métier ?”. Je ne me rappelle pas des détails, mais ce qui m’avait marqué, c’est que l’Autre avec un grand A n’était pas dans le top 3…
Bon, ceci dit, je vais pas trop partir sur les médecins, sinon ça va vraiment m’enerver :)
(Mais oui, je sais, il y a des bons médecins, juste il faut les trouver…)
Haha ça me rappelle mon généraliste à qui j’avais demandé s’il connaissait un collègue de bien dans ma région suite à un déménagement. Il m’avait répondu : Bog, moi vous savez les médecins… enfin je les croisent pour le boulot hein.
Oui mais ça ma grande, c’est les chirurgiens et dans cette catégorie en général ils sont plus compétants (et cons…) que bavards, faut y aller franco, tu chies et voilà.