…de récupérer les patates chaudes que l’on m’envoie. Mais c’est pour un sondage me dit-on.
Quatre livres de ma jeunesse :
Because as an only child, you have your own little world.
Maynard J. Keenan
- Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos. Moving. Réaliste. Nostalgique. J’ai dû le lire une bonne centaine de fois, chaque fois avec la même émotion.
- Les malheurs de sophie - les petites filles modèles par la Comtesse de Ségur. Oui, bon je suis une fille hein… Et je le disais déjà ici :
Oui je sais, pour le coup je fais très original, mais comme bon nombre de petites filles, j’ai commencé par les grands classiques de la littérature enfantine. Ok, oui, j’aurais pu citer Oui-Oui, mais ça ne m’a pas marquée plus que ça, tandis que les oeuvres de la Comtesse de Ségur constituaient la majorité de ma bibliothèque de l’époque ainsi qu’un trésor inestimable à dénicher dans les brocantes de ma ville natale. Si celui-ci m’a plus marquée que les autres, c’est justement en contraste des Petites Filles Modèles. Sophie me paraissait tellement plus vivace et sincère. Et puis si je ne me trompe pas, c’est dans celui-ci qu’on apprend que la soie protège de la foudre. Info ou Intox, dès qu’il y a de l’orage, je pense à de la soie.
- Les Contes de Perrault, illustrés par Gustave Doré.
On continue dans les quotes.
Sans doute l’un de mes premiers cadeaux littéraires, à l’époque où ma mère s’émerveillait encore de me voir dévorer les frères Grimm et autres contes. J’ai dû l’avoir au Noël de mes 7 ans, tout bonnement magnifique et enchanteur. La même année d’ailleurs j’étendais mon champ imaginaire avec Les plus belles histoires de la Mythologie par Michael Gibson. Là je suis tombée amoureuse de Pégase et d’Athéna.
Et c’est sans doute à partir de là que je me suis dirigée vers la littérature de type “merveilleux / fantastique”.
- Des Cornichons au Chocolat - Stéphanie.
J’avais tout juste 8 ans. Notre maison était trop bien placée (entre deux librairies) pour qu’une dévoreuse de livres en herbe n’en profite pas. De fait, je passais le plus clair de mon temps assise à terre, entre les rayonnages, à lire et relire ce qui me faisait envie. Les libraires, bien loin de me virer, étaient enchantés de voir une gamine de cet âge découvrir les trésors que leur boutique renfermait, et il n’était pas rare que je reparte avec un petit cadeau sous le bras. Celui-ci faisait partie du lot. La libraire avait averti la révérende mère qu’il serait peut-être un peu trop “avancé” pour mon âge, mais cela ne la frappa que le jour où je lui demandais ce qu’étaient “les rêgles”. Durant toute la lecture du journal de Stéphanie, j’avais imaginé des doubles décimètres me sortant du ventre, ce qui ne me pressait pas d’arriver à l’adolescence.
Promis, j’arrête là avec les quotes.
Quatre écrivains que je lirai encore et encore :
- Stephen King. S’il n’était pas déjà marié, je lui demanderais de m’épouser et de me raconter des histoires à faire peur tous les soirs. Mais des vraiment bonnes. Pas des histoires purement alimentaires. Dis… Tu m’emmènes encore à Gilead ?
- Poppy Z. Brite. Qui contrairement à la mère gâteuse Rice ne donne pas dans la dentelle lorsqu’elle nous parle de vampires. Qui sait donner une vraie voix à ses personnages, une vraie personnalité. Qui sait me faire frissonner de plaisir.
- Léa Silhol, tisseuse de mots rebelle qui aura su donner un souffle nouveau au merveilleux et y ajouter tant de sensualité.
- Karin Bernfeld, ou ma Valérie Valère d’adulte.
Quatre écrivains que je ne lirai plus :
- Bret Easton Ellis. Ah non mais non hein, encore un que j’ai lu parce qu’on me disait “que”. Et au final… Gratuit et surfait. J’ai sans doute lu trop de choses sur les psychopathes et autres personnalités déviantes pour m’y laisser prendre.
- Anne Rice. Gâteuse. Linéaire. A chaque nouveau roman, la même trame, la même personnalité plaquée, sans doute celle qui fait fantasmer mémé. Alimentaire ?
- Maurice G. Dantec. J’avais pourtant a-do-ré La Sirène Rouge, les Racines du Mal et Babylon Babies. Mais la mentalité de l’auteur me sort vraiment par les trous de nez. Et ses récents écrits ne sont que délires mégalomaniaques et abscons, absolument illisibles à part peut être pour quelques illuminés sous ecsta.
- Tolkien. A moins de manquer cruellement de sommeil. Err… Wait. Quelqu’un me file un Tolkien ?
Quatre livres sur ma pile:
- Harry Potter, volume 7: Harry Potter and the Deathly Hallows. Cadeau d’anniversaire que j’hésite à ouvrir parce que… c’est la fin. Et je n’aime pas les fins… et le premier qui spoile en commentaires est mort.
- La Maison des feuilles de Danielewski, encore et toujours sur ma pile. J’ai déjà dit que ce livre me terrorisait ? Oui, une bonne dizaine de fois déjà je crois.
- Vampyres : Quand la réalité dépasse la fiction. Merci, pour le conseil et le cadeau.
- et… la petite dizaine d’autres, qui resteront anonymes parce qu’ils ont honte d’être empilés au bas de ma bibliothèque. Oui, je crois qu’il faut sérieusement que je me remette à lire.
Et je passe la patate empoisonnée à :
- L’archer vert, je sais qu’il adorera et qu’il me surprendra. Alors, heureux copain de moi ?
- BàB. Parce que j’ai envie de découvrir d’autres horizons.
- Jenny, pour voir à quel point nos goûts sont similaires.
- Madame Papillon, parce qu’elle sait de quoi je parle.
The idea is, if I can’t heal from my art, then how can you heal?
Maynard J. Keenan
Ambiance musicale : Placebo - Blind.
If I could tear you from the ceiling
I’d freeze us both in time.


















