Dédicace au pays
Ai rejoint Wooly Jim hier, à sa dédicace d’Omnopolis en compagnie de Geyzer, son illustrateur et coloriste, dans un petit patelin perdu au milieu du vert radioactif normand (et ça, on ne fait pas de campagne de pub contre à la télé, hein les gens ? )
Landelles & Coupigny. Un petit village presque hors du temps et du “vite-vite” urbain. Plaisir des yeux et dépaysement total.
Avons donc assisté à notre arrivée à un défilé de vieux tracteurs, de la jeune Miss Landelles & Coupigny et de ses deux dauphines, et même à une fanfare nous accueillant (oh chairis chairis, vous m’aimez !) avant de nous engouffrer dans la salle des fêtes pour rejoindre Jean-Marc et Geyzer.
Premier étonnement : foule. Enorme.
Second étonnement : mon rédac-chef prime est bien tel que je l’imaginais, rieur et sourire aux lèvres d’être dans son pays natal, stylo à la main pour signer les exemplaires/ex-libris/affiches qu’on lui tend, et Geyzer est aussi talentueux qu’il semble sympathique et avenant. Je suis toujours scotchée de voir autant de talent et de culture chez des personnes pour qui l’estime de soi ne rime pas avec arrogance.
Troisième étonnement et non des moindres : la salle ne désemplit pas, et les albums partent comme des petits pains. Les libraires-moines du stand d’en face vont et viennent sans discontinuer.
Jean-Marc nous explique que selon les dires du Maire, les manifestations se font rares dans le coin, et les habitants sont très demandeurs. Pour limiter les frais, ils ont regroupé trois évènements en un, dont le festival de bande dessinée et un défilé de voitures anciennes. Dans la salle des fêtes, les majorettes à roues côtoient les albums, et les visiteurs souriants - quatrième étonnement - se font curieux de tout. Geyzer enchaîne les illustrations en dépit de sa tendinite tandis que Jean-Marc se prête au jeu d’un mot une bulle (ou comment choisir un contexte décent à bite poil cul en balade dans un phylactère).
Jean-Marc occupé, une jeune femme me tend son affiche “pour une dédicace”. Je ris de bon coeur, lui montre Jean-Marc, précisant “C’est à lui qu’il faut demander, moi je n’ai rien fait”. Pas encore.
Rencontre de la mère de Jim. Maintenant je sais d’où il tient cette humanité rayonnante et ce caractère. Ça me fait toujours du bien de rencontrer des gens comme eux, des gens pour qui être humain n’équivaut pas à “vivre au pays des bisounours”. Sa fierté faisait plaisir à voir.
Ai pu aussi enfin acquérir mon exemplaire d’Omnopolis. Avec ma première dédicace à thème. Une superbe Frost par Geyser. Sans doute la première d’une longue lignée, vu que le Pr3d et moi aimons beaucoup lancer des défis aux gentils illustrateurs.
Et des ex-libris qu’il me tarde d’accrocher aux murs. Magnifiques.
J’ai adoré cette ambiance, sentir la curiosité des visiteurs, l’humour et la culture de Jim en chair et en os, et les mains de Geyzer en action. Sommes partis trop tôt, juste avant le gâteau d’anniversaire de Jim. J’en aurais bien goûté un bout.
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En voilà une virée qui devait être bien !!
Et la dédicace ? Faut nous la montrer, scrogneneu !! ;-)
J’ai plus de scanner :/
Ah oui, pour le coup, ca sera plus… comment dire… difficile effectivemment ! :-)
Et tu n’as plus d’APN non plus, sans doute ? ;)