Et pendant que je grimpe aux murs à chaque coup de sonnette ou à chaque coup de téléphone, le Pr3d chéri, lui, joue tranquillement à Sailormoon.
La preuve…


Je ne sais pas ce qui peut et/ou doit m’angoisser le plus…
Et pendant que je grimpe aux murs à chaque coup de sonnette ou à chaque coup de téléphone, le Pr3d chéri, lui, joue tranquillement à Sailormoon.
La preuve…


Je ne sais pas ce qui peut et/ou doit m’angoisser le plus…
J’ai reposé cette nuit l’ultime volet de La Tour sombre avec une certaine tristesse dans le geste. Et pourtant, il nous l’avait rabâché tout au long de l’aventure, il existe d’autres mondes.
Et voici que ce jour, c’est officiel, l’Entre-deux-mondes trouvera un nouveau souffle et une nouvelle vie sous la forme d’une série de comics étoffant les aventures de Roland Deschain et sa quête de la Tour Sombre, à paraître chez Marvel. La série, en ongoing (lire, y’en aura plein, ouais !!!), sera illustrée par l’illustre (uhuh) Jae Lee, et devrait être disponible vers avril 2006.
Alors, heureux ?
Moi oui, très. M’en vais m’allumer une petite sèche pour fêter ça, s’il vous sied.
Pour éviter de trop penser, je me suis attachée cette semaine à tester un peu tout ce qui me passait sous la main ou le click.
Je vous rassure de suite, non, pas de test de grossesse en vue sur ma table de nuit, loin de là, mais encore et toujours des trucs de geek ou de blogueuse angoissée qui cherche à s’occuper les doigts entre deux trois “f*ck !!! pourquoi ça marche pas ?”.
Déjà, comme bon nombre j’ai moi aussi reçu mon invitation à jouer la blogueuse hype sur Wordpress.Com, et j’en suis déjà enchantée. Jugez vous-même. Upload d’images, fonctionnalités et catégorisation à la wordpress, le tout avec flexibilité et ergonomie. Moi n’aime. Je me sens juste frustrée de ne point pouvoir customiser le design comme il me sied et de devoir passer par la case feedback pour mendier un plugin.
Ne me reste plus qu’à trouver une utilité pour ce nouveau blog, à part celui de pratiquer la langue avec Shakespeare.
Ensuite, il m’a fallu résoudre mon petit problème de réseau qui traînait depuis ce fameux déménagement, puisque mon PC chéri refusait catégoriquement tout contact avec celui du Pr3d, et ce dernier s’en trouvait fort marri puisqu’interdit de web depuis lors. Ma firewall devenant obsolète et aussi récalcitrante qu’une vieille carne, l’Insolente, j’ai choisi de lui tirer une balle entre les deux yeux et de la laisser pourrir sur place, au profit de Kerio, solution gratuite et largement paramétrable en ce qui concerne l’accouplement de deux ordinateurs amoureux. Le réseau est dorénavant viable, le Pr3d a pu se légumer quelques heures devant mes liens del.icio.us en tirant comme un forcené sur ma bande passante, quant à moi, ne me reste plus qu’à correctement configurer le bouzin pour qu’il évite de me brailler à la face dés qu’il tombe sur une pub Ebay ou de bloquer le moindre de mes postages de commentaires sur mes blogs préférés.
Oui, je sais, j’aurais dû chroniquer des logiciels dans “Comment surfer sur internet pour les blondes”, encore une vocation de loupée.
Après ça, et vu la dysphorie ambiante, il m’a absolument fallu rendre mon Firefox un peu plus gay. Colorful Tabs et le thème iFox ont résolu mon problème d’environnement grisâtre et dépressif. Oui, je suis comme qui dirait amoureuse de mon iPod en ce moment.
Enfin, j’ai bidouillé quelques petits changements sur le présent site, je dis vrai, rajoutant la marque d’Arthur l’Aîné en haut à gauche, et une énième rotation de mamages à absolument voir et admirer, là, juste en dessous. D’un coup, la galerie s’en retrouve toute étoffée.
Par souci de crédibilité, je passerai cependant sous silence mes accidents d’aspirateur et mes tentatives de dressage de machine à coudre récalcitrante. Y’a des limites à l’autodérision et au ridicule, parfois. Ou pas.
Vous feriez bien de vous ruer sur le Tome 2 de Fiction, pour vous lancer à la chasse aux contresens dans ma traduction de la nouvelle de Lewis Shiner intitulée les Hommes-Lézards de Los Angeles.
Faisez-vous plaisir, la revue offre aussi des nouvelles de Léa Silhol et Julien Bouvet entre autres, en plus d’un superbe portfolio de douze pages par le cartooniste américain d’humour noir Gahan Wilson, et de cartoons ponctuant tout le volume par des dessinateurs de Fantasy & Science Fiction.
Si c’est pas annonciateur d’un bon moment que vous allez inévitablement passer, je ne sais pas ce que c’est !
“Il y a un trou qui me traverse de part en part”
Médée - Euripide
Jamais je n’aurais pensé… Bon et ce n’était pas dans cette optique là non plus que j’annonçais il y a quelques jours une baisse de fréquence dans les ondes de S.N.M. Ce n’était pas pour avoir la preuve que… Non jamais, et vraiment jamais je n’aurais pensé recevoir autant d’amitié et autant de soutien en si peu de jours, surtout pas juste après m’être fait laminer par les liens du sang.
Parlons peu, parlons bien, parlons clairement.
Toutes les choses que j’ai pu dépeindre ici n’ont jamais fait partie d’une caricature ou d’une parodie de famille psychotique à la Douglas Coupland. Il est certes vrai que tout ça fera partie un jour d’une oeuvre en devenir, la mienne. Mais toutes ces choses, c’est ma vie. C’était ma vie. Tout ça m’est arrivé à moi, oui moi, celle qui écrit en se foutant de tout et encore plus d’elle-même. Parce que se foutre de tout est plus facile que de regarder en face ce que les mots, avec le recul, ne voulaient pas exprimer. Soit la peur, la destruction, la folie, la souffrance, la panique et les angoisses. On effleure la surface, on évite d’en dévoiler trop par pudeur, et après bordel oui on oublie.
Ça fait des années que ma limite de tolérance recule de jour en jour, à leur profit, et que eux avancent gaillardement en piétinant tout sur leur passage.
Mon excuse ?
Faire plaisir, sauver les meubles, garder un semblant de repère, une illusion de tranquillité, un reste de raison. Et croyez-le ou non, j’en connais qui d’ailleurs l’auront compris sans peine, pour rester un rayon de réalité pour ma génitrice, et lui offrir, tout de même, un peu d’humanité et un peu de compassion. Et j’avoue, pour jouer le rôle auquel on m’a destinée sans me demander mon avis, celui de la “bonne fille”, celle qui joue le rôle de placebo aux manquements de sa génitrice, faire mon devoir, payer mon dû aux liens du sang et attraper un regard reconnaissant au passage qui aurait justifié mon existence.
Syndrome de la cible pour éviter aux déphasés d’avoir à se regarder en face et à assumer leurs actes et leurs responsabilités.
Mais ma limite de tolérance a atteint le point de non-retour ce week-end même, et oui, il était foutrement temps.
Quand on s’aperçoit en définitive et quoi que l’on fasse que celle qui vous donnât le jour vous a toujours sacrifiée sans états d’âme pour son bon plaisir, celui de son compagnon et la tranquillité de son “couple” et le laisse enfin vous menacer des pires maux si vous ne vous soumettez pas scéance tenante à ses moindres caprices en dépit de vos propres désirs et besoins, ça fait mal.
Et quand ça va trop loin, on oublie cinq secondes la perversion, on pense à sauver sa peau, et celle de ceux qui nous sont chers ; et on se barre.
On ne peut pas changer ceux qui ne veulent pas changer. Laissons-les juste, en espérant qu’ils auront compris que maintenant, foutre queue de manche à couilles vérolées, ça suffit, on me laisse aussi, tranquille, de mon côté, et on ne me demande plus rien, même plus de jouer la tête de turc dans une famille dysfonctionnelle. Ça suffit, c’en est trop, je ne joue plus, je sors de la scène et je vous tire ma révérence. Demmerdez-vous et pour une fois, regardez vos vrais problèmes en face, par pitié pour le visage de vos pères.
Ne lisez aucune haine dans mes propos, juste une profonde lassitude, une insupportable mélancolie et un manque énorme de n’avoir jamais vraiment eu de… Merde, je ne prononcerai pas le mot, ça fait trop mal.
Sachez juste que ça y est, j’ai compris, on ne gagne jamais avec un pervers narcissique, on ne peut que sortir du jeu. Et je l’ai compris trop douloureusement. Au prix de longues années, avec une impression rageante d’avoir perdu du temps en dépit de moi-même, et de ce qui me reste d’ego et de libre-arbitre. Parce que cette personne que vous connaissez ici, la personne que mes amis côtoient, cette personne que je suis, la révérende ne la connaît pas et ne voudrait pas la connaître. Surtout pas.
Je ne peux exister en dehors d’elle, de ses opinions et de ses besoins. Je ne suis pour elle qu’un lambeau de sa peau, une pelade. Et en dehors d’elle, il ne peut y avoir de sentiments, d’avis, ou d’existence. Elle est le verbe, je suis l’objet. Je ne peux exister qu’en tant que nourriture psychique et utilitaire physique. Et si j’existe en dehors d’elle, c’est que je suis contre elle. Donc, à détruire.
Vous pensez relation fusionnelle ? Non, moi je vous parle d’enfant-objet duquel le croque-mitaine s’est nourri toute sa vie durant, de poupée-vaudou sur laquelle une déesse omnipotente a transféré son vide et sa colère.
Eh bien soit, j’existe, mais définitivement en dehors d’elle. Et si elle tient absolument à m’avoir ou à m’attirer contre elle, que ce soit judiciairement ou illégalement, elle m’aura contre elle, mais je ferai ce choix pour moi, non plus pour redevenir son jouet favori.
Maintenant, j’ai tout à réapprendre. Tout. Parce qu’un viol psychique permanent vous vole personnalité et repères sains. Je n’ai jamais rien eu de tout ça parce qu’on ne m’a pas éduquée comme ça. J’ai juste appris à plier et à ne jamais rompre. Juste l’écriture. Et je compte bien m’en servir pour sortir de l’isolement dans lequel ils m’ont séquestrée pendant tant d’années.
J’avais ce trou là, qui me traversait de part en part, depuis samedi. Et peu à peu, vous l’avez comblé. Vos mots me touchent comme autant de caresses (merde, je deviens lyrique), mais pour que mes blessures se pansent, il faudrait encore que j’intègre la vérité de vos mots.
Parce qu’en définitive, la fille que vous lisez a un ego de la taille d’une cacahuète. Et vos mots, elle les lit en les comprenant, mais en ne comprenant pas pourquoi vous les lui appliquez.
Mais le ciment commence à prendre, pour sûr, et le trou de ce deuil à faire, il se comblera.
Les gens, merci, vous m’avez émue, touchée. La richesse est encore de ce monde, grand merci beaucoup, Saï.
Je dois maintenant laisser le temps faire son oeuvre et affûter mes armes et ma plume pour la suite des évènements.
Addendum : que le premier qui me sort “à ta place, j’aurais…” soit pendu en place publique. Parce les évènements et l’éducation vous façonnent. A ma place, “vous auriez…”, oui sans doute, parce que vous n’avez pas été éduqué comme je l’ai été. Mais tenez-vous le pour dit, à ma place, vous auriez rompu et non pas plié. On n’a que les épreuves que l’on peut endurer, voilà ce que je dis toujours. Mon blindage est sérieusement amoché, certes, mais ma force et ma volonté n’en demeurent pas moins supérieures aux vôtres.