J’ai fini Apologie de la passivité de Karin Bernfeld, le cul par terre, assise sur le plancher de notre futur chez-nous, la pluie battant sur les fenêtres. J’aurais voulu un feu de cheminée pour parfaire le cliché, mais il a fallu faire sans, le conduit étant certainement bouché.
Depuis le temps que je voulais lire ses mots, depuis le temps que je l’imaginais, la secousse fut à la mesure de l’attente. Entre les lignes, j’ai revu la gamine de 15 ans qui cherchait Valérie dans les rayons de la médiathèque, surtout ceux où on l’attendait le moins. Et au fil des pages et de la violence des mots, j’ai ressenti les mêmes sentiments et les mêmes certitudes que celle que j’étais à l’époque. Qu’il y a de ces personnages qui vous retournent l’intérieur comme un gant, au propre comme au figuré, qu’on n’oubliera jamais.
Voilà donc une semaine que j’essaie de trouver LA citation à extraire d’Apologie de la passivité de Karin Bernfeld. Je n’y arrive pas.
Il faudrait tout citer pour ne pas dépareiller. Il faut tout lire pour ne pas l’amputer.

















