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04.12.2008 Bastille (Paris) - In this craziness...Testing the nikon : DSCN0089Testing the Nikon : Caen - ChateauCyborgs ♥ GallianoCyborgs ♥ Galliano

Pope Rock

30.04.05
Glorious

(Troll sponsorisé par Choda. Disez merci les gens.)

Prologue :
Je n’ai nullement l’intention de dégoûter qui que ce soit de la verte vallée qui m’accueilla il y a quelques années. La Normandie est un endroit charmant où il fait bon vivre, rien que pour s’y réveiller le matin entouré d’explosions colorées le premier jour du printemps. Mais il est bon de noter ces quelques constatations basées sur l’expérience, à titre d’information. Naturellement, même si ces observations semblent se limiter au pays bas-normand, elles peuvent aussi être appliquées à l’ensemble du territoire français.

En Normandie, on ne distingue pas public persona de private persona.

A savoir :

- En Normandie, lorsque l’on échange numéros de téléphone avec une nouvelle connaissance ou qui que ce soit d’autre, cela voudra dire que celle-ci sera autorisée à vous appeler à toute heure du jour et de la nuit, de préférence lorsque cela vous emmerde le plus (en voiture, en plein partie de jambes en l’air, à 4h du mat’). La possession du dit numéro de téléphone autorise donc à étaler le moindre de ses petits soucis ou à hurler des idioties dans l’oreille de votre interlocuteur (”LETROUDUCULDUCHAAAAAAAAT”), même si celui-ci vous demande poliment de rappeler plus tard parce qu’il / elle est au boulot.

- En Normandie, lorsque quelqu’un sait où vous habitez, il est autorisé à venir vous y rendre visite n’importe quand et sans prévenir. S’il sait où vous habitez, il estime avoir le droit de passer vous dire “un petit bonjour” quand ça lui chante, et surtout quand il a un trou dont il ne sait que faire dans la journée, et cela même si vous êtes vêtue d’un jean pourrave, pas coiffée, pas maquillée, entrain de cracher vos poumons dans l’évier de la cuisine ou tout simplement occupée à baiser. Ensuite il divulguera à son entourage que vous étiez effectivement occupée à cracher vos poumons, vêtue d’un vieux jean déchiré et pas maquillée, pendant que votre petit ami vous tenait les cheveux pour éviter qu’ils se mélangent à la morve agglutinée dans l’évier. Et dés le lendemain, tout le monde sait qu’à la maison, vous portez des pantoufles en forme de cochon rose.

- En Normandie, lorsque vous ne répondez pas aux coups de sonnettes ou aux coups de fils, il est convenu d’insister. Lourdement de préférence.

- En Normandie, si vous ne répondez pas au coup de sonnette du vendeur de tapis, celui-ci sera autorisé à insister plusieurs fois de suite, voire même à demander à vos voisins confirmation de votre présence.

- En Normandie, à la formule de politesse figée qu’est “Comment allez-vous ?”, on ne vous répondra pas uniquement par la réponse d’usage elle aussi figée “Très bien, et vous ?”. Suivant les cas, votre interlocuteur vous exposera plutôt en long et en large ses petits soucis quotidiens, ses problèmes au boulot ou ses tentatives de suicide, sans se soucier de savoir si vous allez bien, vraiment bien. Ne vous avisez surtout pas d’informer votre interlocuteur que vous n’avez pas le coeur d’écouter ses histoires de fesses avortées parce que vous venez de perdre votre cousine d’un cancer. Vos soucis à vous, en Normandie, on s’en branle. Et ça ne l’empêchera pas de continuer la litanie de ses petits problèmes dont vous aussi vous vous branlez allègrement.

Dans les endroits publics :

- En Normandie, il est autorisé de gêner le passage d’autrui et de ne point bouger lorsque l’on vous demande poliment pardon. Il est aussi d’usage de se mettre à brailler avec un fort accent du terroir lorsqu’autrui perd patience et vous bouscule, pour ameuter les Normands avoisinants.
(Oubliez le “Stand on the right” du London Tube. Ici, connaissent pas.)

- En Normandie, votre vie intéresse tout le monde, de même que vos conversations téléphoniques. Il est même recommandé d’en faire largement profiter chacun en braillant dans son téléphone cellulaire “Allo, t’es où ?”.

- En Normandie, une fenêtre sans rideaux ou même ouverte devient une extension de la zone publique. Chacun est donc autorisé à admirer votre intérieur et votre petite vie.

- De même, en Normandie, votre jardin, s’il n’est pas clos de hauts murs, est un endroit public où chacun peut à loisir, vous admirer entrain de bêcher, sortir le chien, mais aussi où chacun peut balancer petits déchets personnels, kleenex, papiers de bonbons, capotes, seringues. En Normandie, on ne jette pas dans la rue, c’est sale. Les jardins privés sont beaucoup mieux puisque plus souvent nettoyés.

En bonne société :

- En Normandie, il est convenu d’hurler ce que vous avez à dire au moment où vous en ressentez le besoin si quelqu’un est déjà entrain de parler. Vous êtes de la sorte autorisé à couper la parole de n’importe qui, celui ayant la voix qui porte le plus étant le gagnant.

- Par dérivation, en Normandie, celui qui gagne une joute verbale est celui qui empêchera le plus l’autre de parler en élevant le plus possible le ton, l’empêchant ainsi d’abattre ses arguments. Le cas échéant, il vous reste la mauvaise foi ou le refus d’écouter.

… to be continued

Catharsis ?

28.04.05

Je me suis toujours demandé pourquoi les gens “normaux”, entendre ceux qui rentrent dans des petites cases et qui n’ont pas d’autre névrose que celle de devoir choisir correctement leur tenue du lendemain (c’est vrai quoi, assortie au vernis à ongles ou pas ?), regardent avec assiduité “Ça se discute”.
Pour alimenter leurs pseudos-névroses ? S’en trouver de nouvelles ? Ou trouver le bonheur dans leur absence de malheur ?

*%# !!!

26.04.05

Salariés, je vous envie.
2042C, je te beurke.

[Edit] Rectification : administration, je te beurke plein. Inculte tu es. C’était pourtant si simple. Suite au prochain numéro des aventures fantastiques d’une traductrice au pays des petites cases et des étiquettes. [/Edit]