“The oldest and strongest emotion of mankind is fear.”
H.P. Lovecraft
Je m’ennuie. Je n’ai plus peur.
Pas de méprise cependant, si demain dans mon couloir je me retrouve face à un escadron nazi, y’a pas photo, je me chie dessus. Je ne veux pas dire par là que plus rien ne me fait peur, ce serait mentir.
Je parle de la petite pique auto-masochiste, le petit plaisir en solitaire, se donner le frisson grâce à un bon petit film d’horreur ou un bon bouquin.
Voilà donc à quoi m’auront menée des années de boulimie horrifique. Plus rien, plus de peur, rien qu’un vague pincement désabusé, fouyaya vous avez presque failli m’avoir avec vos gros sabots dites-donc… L’habitude de voir les grosses ficelles et les rouages du fantastique s’enclencher sans doute, mais cette fois, le grain de sable qui vient y foutre le bordel c’est ma conscience blasée, non pas les compétences de l’auteur.
Me voilà donc à bailler aux corbacs en lisant Le 5ème règne et hausser un vague sourcil devant la prose de ramsey Campbell.
Déçue, je suis déçue. Et frustrée, cela va sans dire.
Et je m’ennuie.
Bientôt, je serai prête à voir Kaïro…
“J’ai vu l’Exorciste 2747 fois! A chaque fois je me marre comme un bossu! Putain ce qu’il est chouette ce film !”
Beetlejuice


















