Procrastination via la #Muji Corp : 43 things, ou comment perdre du temps à lister les trucmuches qu’on aimerait faire, au lieu de justement, les faire. Parfaitement inutile donc absolument indispensable comme je dis toujours, surtout si la cerise sur le baba est de pouvoir ajouter le bouzin à notre cher bouffe-temps à nous autres blogueurs.
Et quand je ne passe pas mon temps à réfléchir paresseusement ce que je pourrais “éventuellement” faire, je m’en mets plein les mirettes. Du pulp, de la référence, des méchants méchas, de l’uchronie, du steampunk, une esthétique parfaite et des acteurs divins. Merci “Natural Nylon” pour son Sky Captain and the World of Tomorrow, merci Jude. Diantre, c’est avec ce genre de films que je regrette définitivement l’ambiance des vieux cinémas.
And I saw Saw. Un film tordu sur les tordus comme je les aime, c’est-à-dire bien tordus. Lire visuellement et psychologiquement éprouvant. Je n’ai pas desserré les dents de toute la scéance.
Une question cependant. Je comprends le rire nerveux après la scène choc qui fait sursauter toute l’assistance. Purement humain. Genre fouyaya, on l’avait pas vue venir celle-là, on a eu peur, ahaha on se marre histoire de se soulager. Après tout, nous on a du cul, on est confortablement assis dans le noir et on se fait plaisir, pas comme l’autre con qui se fait charcuter la jugulaire avec une corde à piano.
Je comprends aussi qu’on s’en paye une tranche devant Brain Dead ou Bad Taste. J’ai été une des premières à m’esclaffer devant la tondeuse du curé machin. Hommage au mauvais goût, bonsoir.
En revanche, je ne vois pas ce qu’il y a d’hilarant dans les râles d’angoisse et de rage d’un mec qui se traîne dans son propre sang après s’être lui-même amputé. Du tout non, c’est pas drôle. Trop pas. D’ailleurs, la prochaine fois, j’en prendrai deux trois dans la salle pour leur montrer à quel point c’est trop pas drôle. Là, on va rire.

















