J’en vois souvent qui dépriment inutilement devant la prise inévitable de l’âge et de la sagesse, les rides, la connerie et les kilos qui y sont liés, dans l’ordre que vous voulez.
Je me souviens que lorsque je me suis pris un quart de siècle dans les lattes, on m’a demandé très communément “Alors ça fait quoi ?”.
Chose à quoi j’avais poétiquement répondu “Ça donne envie de chier”.
Alors forcément, compatissant et sur ce malentendu, on m’a dit que oui bon, ça y est, 25 ans, c’est le début de la routine, des rides et du gras dans les fesses, bientôt la maison avec un ptit nid vert et du plastique sur les meubles, le chiard qui te vomit sur l’épaule avec un air satisfait d’avoir salopé ton cashmeer payé avec la CB de Chouchou, ensuite bientôt la ménopause, la vieillesse débilitante, la dégénérescence corporelle, l’incontinence et la folie.
Ouais, youpi tralalère, emmerdons les choix et les alternatives, rentrons dans le moule, viendez, on va faire comme tout le monde.
Imaginez donc un peu ce qu’on va me dire avec mes 28 printemps pas encore sonnés…
En même temps, les clichés à la con, les lieux communs et les névroses populaires, c’est comme le vacherin, ça va un moment. 18, 25, 42, ou 75, c’est toujours un peu la même chose, on en fait ce qu’on en veut. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, la sagesse populaire n’aura jamais eu autant raison.
Parce qu’avec mon patrimoine génétique, croyez-le ou non, moi la cinquantaine, je l’attends de pied ferme, la fesse galbée en prime. Parce qu’avec le temps, voyez, celui qui vient et tout s’en va, je suis ravie de savoir que je ne vais certainement pas m’arranger et qu’en gros, la crise de la cinquantaine, je risque fort de la vivre version Patsy Stone. Alors pardonnez-moi l’expression, mais la vieillesse, la ménopause et les rides, je m’en bats l’oeil, du moment que ce soient les miennes.
Et ce d’autant plus à 28 ans.

















