Chipé chez Na-Kun et Okaasan :
Important/Influential/Formative/whatever - Ten Books that made me who I am
(Ça me permettra de faire un résumé de la plupart des livres dont j’ai déjà parlé ici notez)
Oui je sais, pour le coup je fais très original, mais comme bon nombre de petites filles, j’ai commencé par les grands classiques de la littérature enfantine. Ok, oui, j’aurais pu citer Oui-Oui, mais ça ne m’a pas marquée plus que ça, tandis que les oeuvres de la Comtesse de Ségur constituaient la majorité de ma bibliothèque de l’époque ainsi qu’un trésor inestimable à dénicher dans les brocantes de ma ville natale. Si celui-ci m’a plus marquée que les autres, c’est justement en contraste des Petites Filles Modèles. Sophie me paraissait tellement plus vivace et sincère. Et puis si je ne me trompe pas, c’est dans celui-ci qu’on apprend que la soie protège de la foudre. Info ou Intox, dès qu’il y a de l’orage, je pense à de la soie.
Sans doute l’un de mes premiers cadeaux littéraires, à l’époque où ma mère s’émerveillait encore de me voir dévorer les frères Grimm et autres contes. J’ai dû l’avoir au Noël de mes 7 ans, tout bonnement magnifique et enchanteur. La même année d’ailleurs j’étendais mon champ imaginaire avec Les plus belles histoires de la Mythologie par Michael Gibson. Là je suis tombée amoureuse de Pégase et d’Athéna.
J’avais tout juste 8 ans. Notre maison était trop bien placée (entre deux librairies) pour qu’une dévoreuse de livres en herbe n’en profite pas. De fait, je passais le plus clair de mon temps assise à terre, entre les rayonnages, à lire et relire ce qui me faisait envie. Les libraires, bien loin de me virer, étaient enchantés de voir une gamine de cet âge découvrir les trésors que leur boutique renfermait, et il n’était pas rare que je reparte avec un petit cadeau sous le bras. Celui-ci faisait partie du lot. La libraire avait averti la révérende mère qu’il serait peut-être un peu trop “avancé” pour mon âge, mais cela ne la frappa que le jour où je lui demandais ce qu’étaient “les rêgles”. Durant toute la lecture du journal de Stéphanie, j’avais imaginé des doubles décimètres me sortant du ventre, ce qui ne me pressait pas d’arriver à l’adolescence.
Prêté par ma meilleure amie un beau soir de printemps. Elle renforça ainsi mon goût pour le fantastique en y ajoutant un auteur à suivre et me laissa écumer la médiathèque du coin pour y découvrir d’autres cauchemars Kinguiens.
C’est dans cette même médiathèque que j’approchais le baroudeur pour la première fois. Le fautif ? le nom du livre, étrange et prometteur, et les origines Belges de l’auteur. La lecture fût un plaisir sans cesse grandissant pour la fana de mythologie que je suis, assez pour approfondir l’expérience par un mémoire de maîtrise 10 ans plus tard.
Ainsi que je le disais l’an dernier dans mon post “Génération Valère” : Je l’avais découvert(e) pour la première fois dans la médiathèque où je passais le plus clair de mon temps à l’adolescence. Alors que ma meilleure amie se jetait sur Henri Miller et les joies du sexe, je me dirigeais vers des domaines plus oniriques : mon rayon de prédilection était celui des romans noirs et du fantastique.
C’est là qu’elle m’attendait, en retrait, déplacée, en total désaccord avec ce qui l’entourait.
Perplexe je feuilletais les pages, me demandant ce que pouvait foutre un roman contemporain en plein fantastique. Et puis définitivement intriguée, je l’emportais pour le lire chez moi, tranquille.
Et une fois les dernières pages lues, j’étais traumatisée. Cette fille avait un tout petit peu plus que mon âge, et elle avait écrit ça !!!!
Des mots vifs, enragés, des mots sincères et vrais, des mots cyniques et réalistes.”
Mettre un nom et une oeuvre sur ses propres complexes est une expérience aussi troublante qu’enrichissante, surtout sous une telle plume.
Oui, j’utilise des nouvelles graphiques pour cette 9ème entrée, et alors ? Il s’agit toujours ici de littérature, et pour moi celle-ci est un incontournable pour tout fan de Magic Gaiman. Toute l’essence de son univers s’y trouve cristallisée, mêlant tous les ingrédients propices à faire de moi une accro. Faîtes que je ne guérisse jamais.
Mon expérience Dune ne date pourtant que d’il y a un an, mais sa vibration reste toujours aussi vivace. Je retournerai régulièrement sur Arrakis, malgré la prose toute scientifique d’Herbert, sans pourtant me laisser aller à la lecture des misérables prequelles du fils.

















