C’est généralement quand on va voir un film pour assouvir un pur plaisir contemplatif (raaaah <3 Jude <3) qu’on va de surprises en surprises.
Déjà, premier paradoxe, le Pr3d n’a même pas tilté lorsqu’il y a une semaine, je lui suggérais de façon totalement innocente “Oh tiens, et si la semaine prochaine on allait voir ce film là, tu sais celui sur la guerre de Sécession ? Hein dis ?”, alors qu’en général par exemple, après les premières minutes de Pearl Harbor je détourne les yeux, livide, et demande à ce qu’il me mette plutôt un bon vieux Brain Dead (non parce qu’il y a quand même une foutue différence entre un prêtre qui poursuit des zombies avec une tondeuse à gazon, et la persistance rétinienne de soldats en charpie véritablement morts au combat…).
Là oui, bon, je me préparais psychologiquement à voir du vrai-faux cadavre sans complaisance, matiné d’un vieil air d’Autant en emporte le vent.
Et j’avoue sans qu’on me pose la tête sur le billot : j’ai vraiment aimé ça, et ce même si l’on retire la scène où l’on voit un quart de fesses de Law.
Le plus phénoménal dans cette histoire, excepté peut être le savoir-faire de Minghella pour décrire sur fond de guerre l’évolution psychologique de deux amants aussi étrangers l’un à l’autre, c’est qu’il m’aura tout de même fallu 2h30 de Cold Mountain (en avant-première siouplait, top mitow), et le générique de fin pour y reconnaître Renee Zellweger, bien loin de la Bridget à laquelle je l’associais.
Oh, et puis, pour me punir d’avoir longtemps méprisé Kidman, dès demain je promets de me fouetter quotidiennement avec des orties fraîches.
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