Link
Protonmail
Ce qui est aussi dans l’air du temps, c’est de sécuriser ses communications. Je suis passée à protonmail ici, en guise de test. Et même si c’est juste pour garder confidentiels mes achats de pompes, je trouve que c’est assez important pour s’y attarder. Et toi ?
PS : ceci n’est pas un post sponsorisé, mais un bon vieux linkslutting.
Image

Janvier

Yaynot

J’avais très envie de continuer une longue tradition de refonte rapide du blog pour commencer l’année sur du neuf. Et puis comme dirait l’autre, j’ai été prise de mollonté sévère.

Mollonté : nom féminin
Se dit de votre volonté quand elle se trouve aussi molle qu’une tranche de brioche trempée dans un thé tiède et mal infusé.

Alors ça viendra, quand ça viendra, ça me permettra sans doute d’élaborer un peu plus précisément mes envies, mais pour janvier, on s’en tiendra donc aux vœux d’usage. Des résolutions ? Hate everything, c’est dans l’air du temps il semblerait.

Status

Quoi que souhaitent en dire certains, les blogs n’ont pas commencé à être populaires quand les utilisateurs de ciao ont réalisé qu’ils pouvaient regrouper leurs critiques d’articles de consommation sur leur propre plateforme sous l’appellation “Lifestyle”.
Nous sommes plutôt aux alentours de 2002 quand les weblogs fleurissent en masse sur la toile. Les circonstances sont particulières : c’est l’après 9/11. Le besoin est à la catharsis, au commentaire politique, à l’expression de l’opinion et à l’expulsion du malaise.
En 2002 j’avais moi aussi un besoin de catharsis. A mots couverts, en messages cryptiques. Mon terrorisme à moi était domestique, et il fallait que cela sorte. Puis vient le changement, l’évolution : après le “moi je” vient le partage de jolies choses “tiens regarde” ou l’échange de connaissance “tiens lis ça”.
Bien sûr je simplifie à outrance l’histoire des weblogs telle que je la connais parce que je ne suis pas là pour la refaire. Je suis là pour parler du maintenant. Et maintenant, dans l’après Paris 13/11, je vois ici et là fleurir en 140 caractères ou longs paragraphes l’expression du choc de ce qui s’est passé. Et si l’on me permet l’expression : I has a happy sad you guys. Vous me manquiez. N’arrêtez jamais d’écrire.

Du savoir vivre

Fluctuat nec mergitur

Plus que jamais Paris me manque. Mon amie Walkyrie m’annonce que là-bas, aujourd’hui, c’est comme le printemps en automne. Le soleil brille, réconforte et réchauffe, quelques boutiques réouvrent, des gens flânent et prennent le temps. Sur mes fils d’actualité, je lis que boire une bière en terrasse devient un acte de résistance, une déclaration politique.

Il y a encore quelques années, mon opinion de Paris était partagée entre l’attrait et le dégoût. Aujourd’hui, bien qu’encore sonnée par ce vendredi 13, c’est de la fierté que je ressens.

Paris, you’re a fucking badass. And I love you.

Image

#instapost!

Pour ceux qui me suivent depuis – trop – longtemps, ce n’est pas nouveau, je n’ai pas une relation aisée avec ma révérende-mère. Et pourtant, je ne renierai jamais que c’est grâce à elle que je suis tombée dès le plus jeune âge dans la littérature.
Et parce que depuis plusieurs semaines je vois tourner ici et là de nombreuses illustrations de Gustave Doré, j’ai pensé approprié de partager ici les détails du tout premier livre qu’elle m’aura offert.
Si l’envie vous prend de feuilleter plusieurs des autres gravures qui émaillent cet ouvrage, l’édition Hetzel est numérisée et dispo sur la BNF.

Video

Out of the blue Into the Void

Nobody Likes the Smell of RealityNobody Likes the Smell of Reality.

“One step closer to the blur” she thought as she poured herself one last shot of whiskey, for the road. “Sleeping pills and alcohol, perfect cocktail to forget memories you don’t even have. How funny.
One last drop, close your eyes. A dreamless sleep, and the hope, the curse of being alive in the morning, with the certitude that everyday is exactly the same.
Shouldn’t it be time for me to finally chase the past I gave up a long time ago? What a strange last thought, but it’s getting dark, too dark to think… Maybe… Maybe tomorrow will bring more answers…”
She fell in the majestic nothingness of the night while the singer on the old radio player was whispering his quiet prayer: “I’ll take the fate the daylight brings”.

Parce que tu aimes Philip K. Dick, William Gibson et le cyberpunk, je sais que tu vas aimer l’ambiance et la poésie de Void and Meddler. Le premier chapitre est dispo dés aujourd’hui sur Steam, alors crois-moi, ce serait con de passer à côté des aventures de Fyn, incarnation en pixels de notre génération désenchantée, à la recherche d’une existence un peu plus substantielle sur fond de synthpop et de références littéraires.

Fragments and details, rainy nights and blurry lights are all VOID&MEDDLER focuses on. A non-linear cyberpunk adventure where genders and species melt into each other.

Et non, je ne dis pas uniquement ça parce que j’ai participé à l’aventure à ma toute petite échelle.

Le binge-watching a tué Supernatural*

*pour moi tout au moins.

Avec une série qui dure depuis 10 ans et un fandom toujours actif, ça faisait un moment que j’étais curieuse au sujet de Supernatural. Le plot fantastique, bien qu’un poil trop généraliste étant relativement proche de ce que j’aime regarder, j’avais l’impression d’entrer en terrain connu quand Netflix aura mis à disposition 8 saisons des aventures des frangins Winchester, sur les traces de leur père en tant que chasseurs du surnaturel.

Deux saisons plus tard, je ne sais toujours pas quoi penser de la série, si elle me plaît ou me déplaît. Chaque fois que je commence un épisode, je finis invariablement par faire autre chose en même temps, à moins que celui-ci me semble avancer un tant soit peu l’intrigue. Le fameux stop ou encore impossible à résister de Netflix n’est cette fois pas parce que l’épisode se sera terminé sur un cliffhanger et que “JE DOIS SAVOIR !”, mais parce qu’il y a toujours l’espoir que le prochain avance le schmilblick.

Le pire c’est que je ne peux pas trouver la série fondamentalement mauvaise. Les frangins sont attachants dans leur complicité et leurs constantes taquineries, et c’est très certainement là tout le succés et l’attrait de Supernatural. L’intrigue en revanche… est longue à se développer et prendre forme. De mon point de vue tout du moins puisqu’en effet, celle-ci se prête assez peu au format de Netflix, dont tout l’utilité est de se baffrer d’épisodes pour choper un server first* sur son dénouement. En comparaison d’un Orphan Black où tout s’enchaîne sur une saison relativement courte, ici j’ai simplement une impression pesante de lenteur et de répétition. Et me voilà à décrocher rapidement.
Ce qui ne semblait pas être un problème à l’époque où chaque samedi certains d’entre nous se collaient devant les écrans pour regarder le dernier X-Files, voire – et je l’avoue sans honte – le dernier Charmed (qui vraiment n’était pas une bonne série, mais bon sang, je l’aimais bien tout de même), et où il fallait fidéliser le public chaque semaine.

Cela étant dit, j’utilise Supernatural comme exemple du phénomène, en tant que série que j’avais encore à découvrir, mais pourrais en dire tout autant au sujet de House M.D. qui pourtant est une série que j’ai adorée, mais qui m’a vue irrémédiablement bailler aux corneilles lors de son visionnage via Netflix, selon les mêmes critères :

Aurais-je trouvé là le gros inconvénient de mon nouveau meilleur ami ? Sans aucun doute.
Quant à Supernatural, que les fans ne m’en veuillent pas de ne pas me sentir plus enthousiaste au sujet de leur série préférée. L’histoire n’aura effectivement commencé à m’intéresser vraiment qu’à la troisième saison, lorsque le ton prend un tour beaucoup plus léger et humoristique. Je commence en revanche à appréhender le revisionnage de Buffy en mode binge-watching, pour les mêmes raisons.

* Désolée, humour de raideuse en manque de raids. Pardon.

Audio

Hidden Brain on Stereotype Threat

Annie Duke’s story is a perfect illustration of a very powerful idea in psychology called stereotype threat. It’s an insidious thing, and here’s how it works. Let’s say you think people have a certain stereotype about you because of your gender, your race, your age, your sexuality. It could be anything. There’s a part of you that’s afraid that your actions will prove the stereotype is true. And because you’re worried, you get distracted, and now the stereotype actually has a good chance of coming true.

Link

Pour renouer avec mes habitudes d’adolescente et palier au gros manque d’escapades Caen – Train – Paris – Aventures Photographiques, j’ai entrepris depuis un peu plus d’un mois de marcher 10 kilomètres par jour, religieusement, 5 jours par semaine. En outre des effets thérapeutiques (et pouf l’anxiété), j’ai décidé d’en faire aussi une occasion de remplir mon cerveau et mon téléphone de podcasts, en guise de compagnon de marche.

Pour la musique, je reste scotchée sur Strangeways qui après avoir cessé de diffuser leurs programmes DarkWave et SynthPop en guise de radio, sont passés au format podcast. Et pour les moments où j’ai envie de forcer le pas, le Blended & Baked de Faskil est toujours assez dynamique pour me donner envie de me bouger le muffin. Bonus points pour les chill sessions, toujours un bonheur pour m’aider à m’endormir.

J’ai aussi terminé cette semaine l’écoute d’Invisiblia qui m’aura autant enchantée qu’intéressée sur ces forces invisibles qui forment les comportements humains. J’ai particulièrement apprécié l’épisode sur les pensées parasites qui peuvent faire irruption dans notre quotidien mental et insidieusement nous handicaper. Toujours accessible et plaisant, c’est un podcast que j’ai hâte de retrouver. Parce qu’il revient, hein ? Déconnez pas quoi…

Enfin une mention spéciale pour RadioLab et ses nombreux podcasts dédiés à Oliver Sacks, que peut-être je n’aurais pas dû écouter en extérieur, tant ils sont émouvants de justesse.

Je commence tout juste à être accro aux podcasts, on excusera donc la brièveté de mon post sur mes récentes découvertes, mais pour d’autres suggestions, Stephanie Booth a mis à disposition la liste de ce qu’elle écoute. Pour ma part ma liste d’abonnements ne cesse de grandir pour accompagner mes longues marches, au point que je me tâte même pour utiliser ce format et apprendre une nouvelle langue.

T’es bien mignonne meuf, mais tu passes pas le Bechdel test

Nous sommes vendredi soir, je viens de passer une semaine de boulot un poil ébouriffante, c’est donc avec une immense joie que je vois débuter mon weekend. Au programme beaucoup de thé, un chat qui se roule en boule dans les coussins, et une relecture en anglais – expérience assez déstabilisante quand il ne s’agit pas de ta langue maternelle. Je m’installe, fin prête à m’atteler à la tâche, quand surprise, un contact éloigné me saute dessus en ligne, après plusieurs mois de silence. Une nana sympa, mais avec qui ne n’ai pas grand-chose en commun en dehors des quelques jeux qu’on aura joués ensemble. Une très bonne joueuse, d’ailleurs, mais sur qui je ne peux rien dire de plus. Elle le dit elle-même très juvénilement d’ailleurs, à plus de 30 piges “elle ne s’entend pas avec les filles”. C’est pas faute d’avoir essayé, mais chacune des conversations avec la dame en question ne vont jamais plus loin que “son mec”/”les mecs”. Son mec ceci. Son mec cela. Et ton mec ? Le reste ne semble pas vraiment l’intéresser. Un contact sympa et épisodique, rafraichissant, sans plus.
Cette fois le message ne fait pas plus d’une phrase et va droit au but “Mon mec et moi, on a cassé”. Pas de bonjour, rien, juste “Mon mec et moi”.

Bonjour, je suis Digitalyn et je suis une serpillère émotionnelle, servez-vous de moi comme bon vous semble, je suis là pour ça. Ou pas.

NOPE

En d’autres temps, j’aurais laissé la dame s’épancher des heures si besoin est, laissant de côté ma relecture, mon thé et mon chat, et j’aurais moi-même fini la soirée irritée, frustrée et épuisée. Pour rien. Là, comme deux ronds de flan devant la petite fenêtre, je fais une rapide évaluation de la situation : c’est tragique oui, je suis désolée. Tu as mangé quelque chose ? Oui. Es-tu entourée ? Oui. Des attaques de panique ? Oui. Va voir un médecin ou un psy si besoin est. Un psy célèbre *wink à qui de droit* m’a toujours dit qu’un petit benzo n’a rien de tel pour aider à passer un cap difficile.
Devant mes propos très factuels, la dame ne répond plus. Rien. Nada. Silence. Sans doute que le manque de réaction purement émotionnelle l’ait rebutée, mais que puis-je y faire au final ?
La fenêtre est maintenant silencieuse, sans au revoir non plus. Je suis sans doute classée maintenant dans son catalogue avec “les autres filles”, le genre maudit avec qui elle ne s’entend pas. En plaisantant elle avait ajouté à l’époque que sans doute nous autres les filles la jalousions, parce que très jolie. Elle est certes très jolie, à n’en pas douter. Mais aussi très peu stimulante intellectuellement.

J’imagine alors que c’est la jalousie qui me fait dire que si tes conversations ne dépassent pas le bout du nez de ton mec ou de ton ex, je ne vais pas avoir envie de construire une belle histoire d’amitié avec toi, et que c’est peut-être le cas de beaucoup d’autres personnes, filles ou garçons au final. Mais je le conçois, le concept est peut-être un peu trop alambiqué.